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fut décidé par ses héritiers que cette propriété serait vendue pour en partager le prix entre eux, « suivant les parts et portions à eux appartenantes. » En outre, Guérin et sa femme avaient en.commun une part < dans le fond et super­ficie de l'hôtel de la Comédie, rue des Fossés-Saint-Ger-main, » part provenant d'une association faite entre les comédiens duRoi qui, en 1687, avaient dû quitter l'hôtel Guénégaud et faire construire une nouvelle salle sur rem­placement d'un autre jeu de paume dit de l'Étoile1, situé rue des Fossés-Saint-Germain (aujourd'hui/ue de l'Ancienne-Co-médie). Cette part n'étant exigible « que lorsque ledit sieur Guérin sortira de la troupe des comédiens ou après son dé­cès, » les héritiers d'Armande Béjard conviennent qu'il n'en sera fait pour le moment aucun partage. Les titres et papiers concernant la succession de Madeleine Béjard sont rendus à la fille de Molière, ainsi que les trois quarts des papiers et effets de l'ancienne communauté de biens entre Molière et sa femme, « desquels effets moitié appartient à ladite damoi­selle Molière, comme héritière dudit défunt sieur de Molière, et moitié de l'autre moitié, comme héritière de ladite dé­funte sa mère. »
La Vie de Molière, par Grimarest, parut en 1705; l'auteur de ce livre demeurait alors rue du Four-Saint-Germain2 et la fille de Molière habitait aussi depuis quelques années le même quartier; elle logeait rue du Petit-Lion, paroisse Saint-Sulpice. Grimarest dut tenter d'obtenir d'elle quel­ques renseignements, et les termes dans lesquels il s'ex­prime sur son compte semblent bien indiquer qu'il était en relation avec elle. « Mademoiselle Poquelin, dit-il, fait con­noître par l'arrangement de sa conduite, et par la solidité et l'agrément de sa conversation, qu'elle a moins hérité des biens
1.   Histoire du Théâtre François par les frères Parfaict, tome XIII, pages 101 à 127.
2.  Voyez sa lettre au président de Lamoignon publiée par M.. Taschereau, Histoire de Molière, 3* édit., p. 252.